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Hommage à Sylvie Gentil
Hommage à Sylvie Gentil

L'annonce du décès de Sylvie Gentil vient de nous surprendre et d'attrister tous ceux de la maison d'édition, alors que nous venions à peine de faire paraître, il y a quelques semaines les deux dernières traductions qu'elle nous avait offertes à l'automne dernier : "Un Chant céleste" et "A la découverte du roman" du grand écrivain chinois Yan Lianke dont elle était la traductrice éminente. C'est peu dire que nous aimions lire ses traductions : nous les attendions, nous les commentions. A Pékin, elle entretenait avec Yan Lianke une proximité faite d'admiration et de confiance réciproques, une amitié qui s'enrichissait certainement d'année en année, de livre traduit en livre traduit. Et nous, ses premiers lecteurs, nous admirions la haute exigence qu'elle avait de son métier, nous aimions son érudition quand elle nous expliquait modestement comment restituer la complexité d'une phrase chinoise ; nous aimions aussi son inventivité et cette langue poétique qui pouvait se faufiler avec discrétion dans les multiples tonalités des voix de l'écrivain.
Aujourd'hui, Yan Lianke et Feng Chen, notre directrice de collection s'associent à notre grande tristesse.

Sylvie Gentil a traduit aux éditions Philippe Picquier "Bons baisers de Lénine", "Les Quatre livres", "Les Chroniques de Zhalie", "Un Chant céleste", "A le découverte du roman". Et de LI Er, "Le Jeu du plus fin".

Photo de F. Piault, LivresHebdo


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Amour dans une petite ville de WANG Anyi

La presse en parle :
pdf file iconLivres Hebdo(234 KB)

WANG Anyi
Amour dans une petite ville
Traduit par Yvonne André

Collection Chine
152 pages / 14,50 € / ISBN : 87730-959-2
Bibliothèque idéale

Dans une petite ville comme les autres en Chine, à l’époque de la Révolution culturelle, un garçon et une fille vivent une passion physique intense et bouleversante. Tous deux danseurs dans la même compagnie luttent avec violence contre l’irrésistible attirance qui les lie l’un à l’autre en défiant tous les interdits. Les corps qui dansent, qui se battent, qui s’aiment avec une fureur désespérée ou une joie radieuse, leurs odeurs, la sueur, la mélopée des porteurs d’eau près du fleuve où ils se rencontrent en secret, l’ardeur du soleil et le refuge de la nuit : dans une langue envoûtante, lancinante, ces pages racontent l’irruption du désir et des corps à une époque où ils étaient bannis. Les deux adolescents combattent en vain cette flamme qui jaillit du plus profond de leur être et qui incarne la force même de la vie.

Ce roman qui est le premier d’une trilogie (les deux autres romans sont en cours de traduction aux Editions Picquier) parue dans les années 1986-1987 en Chine, fit scandale par la franchise avec laquelle était abordée la sexualité. C’est un texte d’une grande violence, curieusement détaché aussi, sans autre morale que celle des corps, de la puissante palpitation de la vie, qui ne connaît ni barrière, ni loi ni tabou.

Du même auteur aux Editions Philippe Picquier : Le Chant des regrets éternels

Sortie en août 2007


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